Brazzaville :À 78 ans, Claude Le Roy retrouve les Diables rouges, direction CAN 2027

Claude Le Roy, surnommé le “Sorcier blanc”, revient aux commandes des Diables rouges. L’icône du football africain a paraphé, ce 22 juin 2026 à Brazzaville, un contrat de deux ans qui le remet au centre d’un chantier lourd : ramener la sélection congolaise à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations.
À 78 ans, Le Roy n’est pas un novice des défis congolais. Déjà sélectionneur entre 2013 et 2015, il avait conduit l’équipe à un parcours solide :22 rencontres, 12 succès, 3 nuls et 7 défaites, avec une place en quart de finale lors de la CAN 2015. Après une retraite entamée après son départ du Togo en 2021, l’entraîneur français accepte une mission qui s’annonce ardue.
Il s’est adjoint Omar Daf, ancien international sénégalais, pour former un duo qui devra composer avec une réalité inquiétante : le football local est à l’arrêt. Le championnat national n’a pas été organisé depuis deux ans, un vide structurel qui complique la détection et la préparation des joueurs.
Malgré ce contexte, Le Roy affiche un calendrier concret. Il prévoit de rassembler une trentaine de joueurs évoluant au pays dès le 17 août, un signal fort pour renouer avec le vivier local. Parallèlement, le technicien compte sur la piste des binationaux pour renforcer l’effectif : des noms comme Dilan Bakwa et Bradley Locko figurent déjà sur sa short‑list.
Les autorités sportives congolaises saluent la nomination comme une étape cruciale pour relancer le football national. Outre la simple qualification à la CAN 2027, le contrat de deux ans confère à Le Roy un rôle consultatif plus large, visant la restructuration des filières de formation et le redémarrage d’un championnat à l’arrêt.
Les défis sont multiples : recréer une compétition domestique viable, retrouver la compétitivité internationale et convaincre des talents binationaux de choisir le maillot rouge. Pour Le Roy, habitué des missions de reconstruction en Afrique, l’équation passe par un équilibre entre repérage local et appels à l’expérience venue de l’extérieur.
Jonathan KITATU



