
Le médecin congolais Denis Mukwege a été distingué, ce vendredi 9 octobre 2026, par l’Université de Genève, en Suisse, qui lui a décerné un doctorat honoris causa lors du Dies academicus 2026. Cette reconnaissance met en lumière son parcours médical ainsi que son engagement en faveur des droits humains et de la dignité des victimes de violences sexuelles.
Fondateur de l’hôpital de Panzi, dans la province du Sud-Kivu, le gynécologue s’est imposé sur la scène internationale par sa prise en charge des femmes victimes de violences sexuelles, particulièrement dans les zones affectées par les conflits armés en République démocratique du Congo. Son travail consiste non seulement à soigner les blessures physiques, mais également à accompagner les survivantes dans leur reconstruction psychologique et sociale.
Cette distinction intervient dans la continuité d’un engagement qui lui a valu le Prix Nobel de la paix en 2018, partagé avec Nadia Murad, pour leurs efforts visant à mettre fin à l’utilisation des violences sexuelles comme arme de guerre. Au fil des années, Denis Mukwege a également porté le plaidoyer pour la justice, la reconnaissance des victimes et la lutte contre l’impunité.
Organisée autour du thème de la résilience, la cérémonie du Dies academicus 2026 a ainsi constitué une occasion de mettre en avant un parcours dans lequel la médecine se conjugue avec la défense des libertés fondamentales. À travers cette distinction, l’Université de Genève reconnaît la portée d’un engagement qui dépasse les frontières du monde médical.
Pour la République Démocratique du Congo, cette nouvelle reconnaissance internationale met en lumière une personnalité dont le travail a contribué à attirer l’attention mondiale sur les violences sexuelles liées aux conflits et sur la nécessité de protéger les victimes.
Cette distinction universitaire met également en évidence une réalité essentielle : la lutte contre les violences sexuelles nécessite une action concertée, combinant prise en charge médicale, soutien aux survivantes, accès à la justice et mesures préventives. Une problématique qui reste particulièrement préoccupante sur le plan humanitaire dans l’est de la République Démocratique du Congo.
Jonathan KITATU



