Politique

Politique : Pour calmer les tensions entre le gouvernement et le parlement, Guy Loando favorise le dialogue

Le ministre d’État chargé des Relations avec le Parlement a présenté, le week-end dernier, le bilan de la première année du gouvernement Suminwa II. Il en ressort une priorité : fluidifier les échanges entre l’exécutif et le législatif pour éviter que le contrôle parlementaire ne se transforme en bras de fer institutionnel.

Devant l’opinion, Guy Loando Mboyo a défendu une conviction simple : la séparation des pouvoirs n’interdit pas la coopération. « Le Parlement vote les lois et contrôle le gouvernement, tandis que l’exécutif assure la mise en œuvre des politiques publiques », a-t-il rappelé, présentant son ministère comme une passerelle entre les deux institutions.

Cette approche prend tout son sens dans un contexte marqué par des tensions autour de la loi d’habilitation. Le ministre affirme avoir personnellement accompagné plusieurs membres du gouvernement lors des exercices de contrôle parlementaire, avec un objectif clair celui de faire de ce contrôle un mécanisme républicain de redevabilité, et non une source systématique de confrontation.

Le ministère entend également jouer un rôle dans la résolution des crises opposant certains exécutifs provinciaux à leurs assemblées. En collaboration avec l’Intérieur, Guy Loando privilégie l’identification des causes des tensions et la concertation entre les parties. Il rappelle au passage que les députés provinciaux, comme leurs homologues nationaux, représentent la population et ont le droit d’interroger les responsables publics.

Parmi les réalisations phares de cette première année figure la création de l’Académie parlementaire. Cette structure vise à offrir un cadre permanent de formation aux députés, sénateurs, assistants parlementaires, journalistes et membres de la société civile. Les parcours, structurés en modules et adossés au système LMD, porteront sur les procédures législatives, le fonctionnement des commissions et les mécanismes de contrôle. Le recours aux outils numériques et à l’intelligence artificielle est également envisagé pour moderniser les pratiques.

Le ministre assure enfin que son ministère suit les textes transmis au Parlement, de l’examen en commission jusqu’à l’adoption, et veille à faciliter la prise en compte des besoins sectoriels lors du budget. Pour la suite, Guy Loando réaffirme son engagement à servir les six priorités du président Félix-Antoine Tshisekedi et le programme gouvernemental 2024-2028, avec une ligne directrice de consolider le dialogue et rendre compte aux Congolais.

Franklin MIGABO

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