Education

Éducation : Kinshasa et l’UNESCO scellent un nouveau pacte pour la formation des enseignants

C’est une audience qui pourrait peser sur des millions de salles de classe. Ce lundi 5 octobre 2026, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a reçu Fatimata Barry Marega, représentante intérimaire de l’UNESCO en République Démocratique du Congo. Une première prise de contact pour cette responsable onusienne, désignée à ce poste en septembre dernier, qui intervient à un moment charnière pour le système éducatif congolais.

Au cœur des échanges : l’état d’avancement des projets de coopération entre Kinshasa et l’agence onusienne, mais surtout les priorités à venir. Selon les informations recueillies, les deux parties ont passé en revue les chantiers en cours avant de dessiner les contours d’une collaboration renforcée pour les prochaines années.

Parmi les axes retenus, le soutien aux Instituts de Formation des Enseignants (IFE) occupe une place de choix. Une attention particulière sera portée à l’IFE de Mbanza-Ngungu, dans la province du Kongo-Central, présenté comme un maillon essentiel de la chaîne de formation des futurs maîtres. Ce renforcement s’inscrit dans le cadre de la réforme curriculaire engagée par le gouvernement congolais, qui entend adapter les contenus pédagogiques aux réalités actuelles du pays.

Deuxième priorité affichée : la formation continue des enseignants. Un enjeu de taille dans un pays où la qualité de l’enseignement reste inégale selon les provinces. Enfin, les deux responsables ont insisté sur la nécessité d’améliorer les statistiques du secteur éducatif. Des données fiables, ont-ils souligné, constituent la condition sine qua non d’une planification efficace des politiques publiques et d’un investissement ciblé en fonction des besoins réels.

Au-delà des projets, cette rencontre traduit une volonté politique claire : celle de Kinshasa et de l’UNESCO de consolider leur partenariat autour des réformes éducatives. Professionnalisation du corps enseignant, amélioration de la qualité de l’enseignement, renforcement des outils de pilotage du système national : les chantiers ne manquent pas.

Pour la RDC, l’enjeu est de taille. La formation des enseignants demeure l’un des leviers les plus efficaces pour améliorer les résultats scolaires et réduire les inégalités. En s’appuyant sur l’expertise de l’UNESCO, le ministère de l’Éducation nationale espère donner un nouveau souffle à une réforme ambitieuse, dont les effets devraient se mesurer sur plusieurs générations d’élèves.

La balle est désormais dans le camp des équipes techniques, chargées de traduire ces ambitions en actions concrètes sur le terrain.

Franklin MIGABO

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