Sports : Les Léopards de la RDC face aux Lions indomptables du Cameroun, un match à ne pas banaliser

Ce soir du 13 novembre 2025 à Rabat, la République Démocratique du Congo affronte le Cameroun dans une demi-finale de barrage pour la Coupe du Monde 2026. Mais ce match, bien plus qu’une simple confrontation sportive : c’est un révélateur des tensions, des inégalités et des récits concurrents qui traversent le football africain.
Historiquement, le Cameroun domine : 8 victoires, 4 nuls, 1 seule défaite face à la RDC depuis 1998. Pourtant, cette supériorité statistique est trompeuse.
Le Cameroun a terminé deuxième de son groupe, derrière le Cap-Vert, avec une défense fébrile et une attaque en panne d’inspiration. La RDC, battue par le Sénégal au Stade des Martyrs, a montré une cohésion tactique et une montée en puissance qui inquiète les observateurs. Le moindre que l’on puisse affirmer est que le favori n’est peut-être pas celui qu’on croit.
Un match délocalisé : pourquoi Rabat ?

La décision de jouer sur terrain neutre au Maroc soulève des questions : Pourquoi Rabat ? Ni la RDC ni le Cameroun n’ont de lien direct avec ce lieu. Neutralité ou calcul politique ? Si certains y voient une tentative d’éviter les pressions locales, d’autres une manœuvre pour favoriser les équipes « bankables ». Le football africain mérite mieux que des décisions opaques.
Deux styles, deux philosophies, une même fédération

Si le Cameroun joue pour maintenir son rang. La RDC joue pour exister. Et cette différence pourrait faire basculer le match. Les deux pays souffrent d’un mal commun : la défiance envers leurs fédérations : Au Cameroun, les choix tactiques et les convocations sont régulièrement contestés. Le sélectionneur Marc Brys, nommé en avril 2024, est vu comme un technicien compétent mais isolé. En RDC, Sébastien Desabre a su fédérer, mais les tensions internes et les pressions politiques restent fortes. Comment espérer briller quand l’institution vacille ? Let’s wait and see.
Le Cameroun–RDC de ce soir est un miroir. Il pourra refléter les ambitions, les frustrations et les contradictions du football africain. Il interrogera les récits dominants, les logiques de pouvoir, et la place qu’on accorde aux « petits » dans un système qui favorise les « grands ».



