Sport : Le Réal s’impose face au Barça et reprend la couronne dans un Classico tendu

Dans un Classico incandescent, le Real Madrid a dompté le FC Barcelone (2-1) et s’est réinstallé sur le trône de la Liga, cinq points devant son éternel rival plutôt faible et jacassant pour cette soirée. Mais derrière ce score, c’est une guerre de nerfs, de gestes et de regards qui s’est jouée sur la pelouse madrilène.
Mbappé et Bellingham, le duo roi au Bernabeu
Dès les premières minutes, tout était mieux à espérer pour les Merengues. Kylian Mbappé a rappelé pourquoi il est l’homme des grands rendez-vous. Une accélération foudroyante, une frappe chirurgicale, et voilà le Real devant. Jude Bellingham, lui, a incarné la puissance tranquille : un but juste avant la pause, une présence magnétique au milieu, et une passe décisive pour Mbappé qui aurait pu sceller le sort du match si la VAR n’avait annulé un autre bijou.
Le duo franco-britannique a éclipsé les velléités catalanes, malgré un éclair de Fermín López, auteur d’un égaliseur plein de sang-froid.
Une fin de match sous haute tension
Mais ce Classico ne s’est pas contenté de football. Il a basculé dans l’irrationnel. À la 90e+8, Pedri, déjà averti, a été expulsé pour une intervention trop engagée sur Tchouaméni. S’en est suivie une échauffourée digne des plus sombres heures du derby espagnol : Vinicius, Militao, Raphinha, Baldé… tous mêlés dans une mêlée confuse, sous les yeux d’un arbitre dépassé.
Le Bernabéu, lui, exultait. Mais dans les travées, les visages étaient tendus. Ce n’était pas une victoire, c’était une prise de pouvoir.
Un Classico ou un théâtre des passions espagnoles ?
Ce match, mieux qu’un affrontement sportif était aussi un un acte de théâtre, une tragédie moderne où chaque geste, chaque regard, chaque tacle se voulait une réelle histoire. Le Real Madrid n’a pas seulement gagné trois points. Il a envoyé un message : la couronne est à nouveau blanche, et elle ne sera pas rendue sans combat.
Amani Lugero



