
Les hippopotames retrouvés morts dans la rivière Semuliki, au Nord-Kivu, ont été victimes du charbon bactéridien, communément appelé anthrax. L’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) l’a confirmé mardi 29 septembre dans un second communiqué officiel adressé aux populations riveraines du Parc national des Virunga, daté de Ishango. Cette annonce fait suite à une première alerte publiée le 24 septembre.
Selon l’ICCN, la cause des décès a été établie à l’issue d’analyses menées conjointement par les vétérinaires de Virunga Doctors et les équipes de l’institution. Un protocole de riposte a été mis en place et est en cours d’exécution afin de maîtriser la situation dans les meilleurs délais. Le communiqué ne précise toutefois ni le nombre d’animaux touchés, ni les localités concernées, ni l’existence éventuelle de cas humains.

Le charbon bactéridien peut se transmettre à l’être humain par contact avec un animal mort ou malade, ou par la consommation de sa viande. L’ICCN maintient donc ses consignes de précaution de ne pas toucher, déplacer, découper, enterrer ni brûler les carcasses, et ne pas consommer, acheter, vendre ou transporter la viande d’un animal trouvé mort ou malade. Les enfants, le bétail et les animaux domestiques doivent être tenus à l’écart des dépouilles, tout comme l’eau utilisée à proximité doit être évitée.
Les habitants sont invités à signaler sans délai toute nouvelle carcasse ou mortalité inhabituelle aux autorités locales, aux services vétérinaires, aux relais communautaires ou aux agents de l’ICCN. En cas de symptômes après un contact avec un animal suspect ou la consommation de sa viande, une consultation immédiate en structure de santé est recommandée.
L’ICCN appelle la population à rester calme et vigilante, et indique qu’elle communiquera toute nouvelle directive en temps utile.
Azga Shachikere



