Sécurité

Sécurité : 114 ressortissants chinois et philippins expulsés, la DGM intensifie la traque des clandestins dans les provinces minières

La Direction Générale des migrations a reconduit à la frontière, entre le 15 et le 18 octobre 2026, plus d’une centaine d’étrangers en situation irrégulière interpellés à Lubumbashi et à Kolwezi. L’opération, présentée comme une réponse aux manquements aux règles migratoires, touche deux provinces au cœur de l’exploitation minière congolaise.

La Direction générale des migrations (DGM) a annoncé, dans une dépêche rendue publique ce lundi 19 octobre 2026, l’expulsion de 114 ressortissants chinois et philippins en situation irrégulière. L’opération, menée dans les provinces du Haut-Katanga et du Lualaba, s’inscrit dans le cadre des contrôles effectués par les services de la police des étrangers.

Les personnes concernées ont été interpellées à Lubumbashi et à Kolwezi, deux cités minières où résident d’importantes communautés d’expatriés. Selon les chiffres communiqués par la DGM, 44 d’entre elles se trouvaient dans le Haut-Katanga, tandis que 70 autres ont été appréhendées dans le Lualaba.

Le processus de renvoi a débuté le jeudi 15 octobre 2026. Le dernier groupe a quitté le territoire congolais aux premières heures du dimanche 18 octobre, à bord d’un vol de la compagnie Ethiopian Airlines. Les passagers ont été acheminés vers Guangzhou et Pékin, en Chine, via Addis-Abeba, en Éthiopie. Parmi eux figuraient 24 ressortissants chinois interpellés à Lubumbashi ainsi que quatre Philippins issus du groupe de Kolwezi.

Avant leur embarquement, les expulsés ont pu récupérer leurs effets personnels, notamment leurs téléphones, leurs bagages et leurs passeports. Les autorités locales ont saisi l’occasion pour rappeler aux ressortissants étrangers l’obligation de se conformer à la réglementation migratoire en vigueur en République démocratique du Congo avant d’entreprendre toute activité lucrative sur le territoire national.

Cette opération intervient dans un contexte de vigilance accrue des services migratoires dans les zones minières, où l’afflux de main-d’œuvre étrangère suscite régulièrement des interrogations sur le respect des procédures d’entrée et de séjour.

Franklin MIGABO

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