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Musique : Concert de Joe Like à Goma, Lumumba Fidel dénonce l’humiliation publique d’un journaliste et exige des excuses publiques

La polémique née au lendemain du concert de l’artiste Joe Like, tenu dimanche à Goma, connaît un nouveau rebondissement. Après les propos controversés attribués à Dan Azana, directeur artistique de Lhurex Prod, à l’encontre du journaliste David Kasi, c’est désormais un incident survenu pendant le concert lui-même qui alimente l’indignation sur les réseaux sociaux.

Dans une publication Facebook largement partagée, le chroniqueur culturel Lumumba Fidel affirme avoir été témoin, aux côtés de plus d’un millier de spectateurs, d’une scène qu’il qualifie de déplorable, David Kasi aurait été publiquement humilié et traité avec un profond manque de respect par des agents de sécurité présents sur le site du concert. Selon son récit, ces agents se seraient montrés mal polis et peu professionnels envers le journaliste, sans que les motifs précis de cette intervention soient à ce jour établis.

Lumumba Fidel insiste sur le rôle joué par David Kasi dans la promotion de l’événement, rappelant qu’il en avait assuré la couverture avant, pendant et après le concert, aux côtés d’autres journalistes, photographes, vidéastes et créateurs de contenus accrédités pour l’occasion. C’est précisément ce contraste entre l’investissement du journaliste dans la communication autour du concert et le traitement qu’il aurait subi sur place que le chroniqueur met en avant pour interroger la nature de l’incident.

Dans son texte, il interpelle directement les organisateurs et les responsables de la sécurité du concert, appelant à la reconnaissance de l’erreur et à des excuses publiques envers David Kasi. Il élargit également son propos à l’ensemble de la profession, estimant qu’humilier un seul professionnel des médias revient à envoyer un signal négatif à toute une corporation, et appelle les artistes, promoteurs et organisateurs de la ville à davantage valoriser le travail des journalistes et créateurs de contenus.

À ce stade, ces éléments reposent sur le témoignage d’un chroniqueur présent sur les lieux et relayé sur les réseaux sociaux ; ils n’ont pas encore été confirmés par une communication officielle des organisateurs du concert, de Lhurex Prod, du service de sécurité concerné ou de David Kasi lui-même. La prudence reste donc de mise quant aux circonstances exactes de l’incident et à l’identité des personnes impliquées.

Cet épisode s’ajoute à une séquence déjà tendue entre certains acteurs de l’industrie musicale locale et le journaliste, après que des propos dépréciatifs à l’égard de son média avaient déjà suscité une vive polémique au lendemain du concert. Que l’on parle de propos publics tenus par un membre de l’entourage de l’artiste ou d’un incident impliquant la sécurité de l’événement, un même fil conducteur se dégage : celui de la place accordée aux professionnels des médias dans l’organisation des événements culturels à Goma.

Le témoignage de Lumumba Fidel pose une question de fond qui dépasse le cas de David Kasi. Un dispositif de sécurité a pour mission de protéger les artistes, le public et l’ensemble des professionnels accrédités pour couvrir un événement, journalistes compris. Il ne saurait, sans justification claire et publique, se retourner contre ceux-là mêmes qui contribuent à faire connaître et rayonner ces événements. Lorsqu’un doute existe sur le comportement d’un dispositif de sécurité envers un professionnel accrédité, la transparence des organisateurs plutôt que le silence — est ce qui permet de rétablir la confiance.

Ekolo Infos rappelle que la couverture des événements culturels, souvent assurée dans des conditions matérielles précaires, repose sur l’engagement de professionnels qui accompagnent les artistes bien avant l’ouverture des portes et bien après l’extinction des projecteurs. Le respect de ce travail, y compris dans les moments de tension, demeure une condition essentielle au bon fonctionnement de l’écosystème culturel de la ville.

Azga Shachikere

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