Économie : UK-DRC Economic Forum, Julien Paluku promeut les opportunités d’investissement auprès des capitaux britanniques

Le ministre du Commerce extérieur a présenté, lors du UK-DRC Economic Forum, les opportunités congolaises dans les mines, l’énergie, les infrastructures et la chaîne de valeur des batteries électriques. Face aux interrogations des investisseurs sur la sécurité et le climat des affaires, il plaide pour des engagements complémentaires dans les secteurs structurants.
Attirer davantage de capitaux britanniques en République démocratique du Congo (RDC). C’est l’objectif que s’est fixé Julien Paluku Kahongya, ministre du Commerce extérieur, lors du UK-DRC Economic Forum organisé à Londres. Devant un parterre d’investisseurs, de banquiers et de dirigeants d’industrie, le membre du gouvernement congolais a défendu le potentiel économique du pays, dans les mines, l’énergie, les infrastructures et l’industrie des batteries électriques.
Au cœur de son propos, un constat : celui d’un continent dont les ressources naturelles alimentent les industries du Nord, mais qui se heurte aux réticences des investisseurs lorsqu’il s’agit d’y implanter des activités de transformation. « L’Afrique, ou la RDC, ne sera bonne que pour l’extraction, mais quand on demande de venir s’installer, elle devient mauvaise », a-t-il déploré, faisant allusion aux préoccupations liées à l’insécurité et à la sécurité juridique.
Pour convaincre ses interlocuteurs, le ministre a mis en avant les réserves congolaises de cobalt, de lithium, de nickel et de manganèse, matières premières essentielles à la fabrication des véhicules électriques. Il a également évoqué le projet de chaîne de valeur régionale autour des batteries, porté par les présidents Félix Tshisekedi et Hakainde Hichilema, avec la participation de plusieurs pays africains. « Nous avons besoin des capitaux frais et des investisseurs pour investir dans cette chaîne de valeur », a-t-il lancé.
À l’appui de son argumentaire, Julien Paluku a cité une étude de Bloomberg comparant les coûts d’investissement dans plusieurs pays. Selon les chiffres présentés, une même unité d’investissement évaluée à 117 millions de dollars aux États-Unis coûterait 112 millions en Chine, 65 millions en Pologne et 39 millions en RDC. Il a précisé que cette étude n’avait pas été réalisée par le gouvernement congolais et s’est engagé à la partager avec les organisateurs du forum.
Conscient des obstacles persistants, le ministre a plaidé pour des investissements complémentaires dans l’énergie, les routes, les chemins de fer, l’agriculture et la transformation. Il a également proposé l’ouverture d’une ligne aérienne directe Kinshasa-Londres, notamment avec British Airways, ainsi que des facilités de déplacement pour les hommes d’affaires.
Évoquant le Brexit, Julien Paluku a invité le Royaume-Uni à renforcer ses relations économiques avec la RDC et le continent africain, qu’il a présentés comme de nouveaux espaces de partenariat. De son côté, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, a également appelé les investisseurs britanniques à s’intéresser au potentiel économique congolais.
Franklin MIGABO



