Ebola en Ituri : le gouvernement intensifie la riposte après la déclaration de la 17ᵉ épidémie

Au lendemain de l’annonce officielle de la 17ᵉ épidémie de la Maladie à Virus Ebola en République démocratique du Congo, les autorités sanitaires ont accéléré les premières mesures de riposte dans la province de l’Ituri. Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale a effectué une mission à Bunia afin d’évaluer la situation sur le terrain et coordonner les interventions d’urgence.
Cette visite intervient dans un contexte de forte vigilance sanitaire, alors que les équipes médicales sont mobilisées pour limiter la propagation du virus dans cette province de l’est du pays, régulièrement confrontée à des crises sanitaires et sécuritaires.
À Bunia, le ministre a échangé avec les autorités provinciales, les responsables des structures de santé ainsi que les partenaires techniques engagés dans la lutte contre Ebola. Les discussions ont porté notamment sur le renforcement de la surveillance épidémiologique, l’identification des cas contacts, la disponibilité des équipements de protection et l’organisation des centres de prise en charge.
Selon les autorités sanitaires, cette mission traduit la volonté du gouvernement congolais d’assurer une réponse rapide, coordonnée et efficace face à cette nouvelle flambée épidémique. La protection des populations reste présentée comme une priorité absolue.
Les services de santé rappellent que la Maladie à Virus Ebola se transmet par contact direct avec les liquides biologiques d’une personne infectée ou contaminée. Les autorités recommandent ainsi le respect strict des mesures de prévention, notamment le lavage régulier des mains, l’évitement des contacts avec les personnes suspectes et la déclaration rapide de tout symptôme auprès des structures sanitaires.
La RDC demeure l’un des pays africains les plus touchés par les épidémies d’Ebola depuis l’apparition du virus en 1976 près de la rivière Ebola, dans l’actuelle province de l’Équateur. Au fil des années, plusieurs campagnes de vaccination et mécanismes de riposte ont permis de réduire l’impact de certaines flambées, même si les défis logistiques et sécuritaires compliquent souvent les interventions sur le terrain.



