Sécurité

RDC : Nouvelle vague des réfugiés rwandais rapatriés depuis Goma

L’opération de rapatriement des réfugiés rwandais vivant sur le sol congolais se poursuit sous la supervision du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), en collaboration avec l’AFC/M23.

Ce vendredi 8 mai, une nouvelle vague de 359 réfugiés a été rapatriée vers le Rwanda en passant par le poste frontalier de la Corniche de la Grande Barrière à Goma. À leur arrivée, ces derniers ont été accueillis au camp de transit de Nyarushishi, situé dans le district de Rusizi, où ils seront temporairement pris en charge avant leur réinstallation.

Ce processus, qui relève des attributions du HCR dans la recherche de solutions durables pour les réfugiés rwandais, a déjà permis le retour de plus de 4 000 réfugiés vers le Rwanda au cours de l’année 2025.

Selon les données du HCR, ces personnes avaient fui le Rwanda en 1994 lors du génocide et vivaient depuis plus de vingt ans en République démocratique du Congo. La majorité de ces familles résidait dans les territoires de Masisi et de Rutshuru.

Parmi les personnes rapatriées figurent des individus nés en RDC de parents rwandais aujourd’hui décédés et enterrés sur le sol congolais, ainsi que d’autres arrivés en 1994 alors qu’ils étaient encore enfants.

Par ailleurs, l’agence des Nations unies souligne la volonté commune de la RDC et du Rwanda d’accompagner le rapatriement volontaire des réfugiés ainsi que le retour des déplacés internes dans leurs localités d’origine. Elle insiste également sur l’importance de garantir un accès humanitaire sécurisé et libre, tout en veillant au respect des droits des populations concernées durant tout le processus de réinstallation.

Rappelons également qu’au Rwanda,  les personnes rapatriées identifiées comme combattants ou civils associés aux FDLR, un mouvement armé basé dans l’est de la RDC et créé à l’origine par d’anciens génocidaires rwandais, qu’elles soient revenues volontairement, capturées ou repentantes, sont orientées vers le centre de Mutobo. Elles y suivent un programme de démobilisation et de réinsertion de plusieurs mois avant de regagner leurs communautés d’origine.

Les autorités rwandaises affirment avoir déjà réinséré plus de 12 000 personnes depuis 2001.

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